renseignements sur les activitées des rencontres esperantistes
RAZEN MANANDHAR
Je suis Népalais. J'habite Katmandou. J'ai été journaliste pendant 11 ans. Maintenant, je travaille
au sein d'un bureau gouvernemental dédié à la défense des droits des enfants. J'ai appris l'espéranto à 20 ans en suivant les cours d'un professeur polonais qui faisait un séjour de 2 semaines au
Népal. Aujourd'hui, je parle mieux l'espéranto que j'ai appris en 14 jours que l'anglais que l'on m'a enseigné pendant 14 ans !
Qu'est-ce qui vous a motivé à parler espéranto ?
J'appartiens à l'ethnie Newar qui est originaire de la vallée de Katmandou. Le Népal est un pays
qui regroupe 60 ethnies différentes. On y a recensé 123 langues. Au milieu du XVIII e siècle, l'ethnie dominante a entrepris d'unifier le pays et d'imposer par force une langue unique en
interdisant de parler toutes les autres, dont la mienne. Le projet espérantiste m'a séduit car cette langue n'appartenant à personne, appartient à tous sans qu'il y ait d'enjeux de pouvoir entre
ceux qui la parlent.
À quoi vous sert cette langue ?
J'ai un blog entièrement écrit en espéranto dans lequel je parle de mon pays, de société, de
politique, de culture, de religion. Je suis toujours journaliste dans ma tête ! Mes visiteurs viennent du monde entier. Je communique également via Facebook et Skype. J'ai des interlocuteurs dans
une trentaine de pays. J'accueille chez moi des visiteurs qui viennent de partout pour participer aux rencontres de l'Himalaya.
Moi-même, je voyage : je suis allé au Japon, en Corée, au Danemark. C'est la 1 re fois que je viens
en France. J'y passe un mois accueilli partout par des espérantistes. Ce qui me frappe ici, c'est surtout la pureté de l'air. Katmandou est une ville surpeuplée et polluée. Pour moi, la France
est depuis toujours le pays des arts, alors, avant de rentrer chez moi, je vais passer trois jours à Paris pour en profiter. Mais c'est une grande ville. J'aime les villages comme
ici.